Enrico travaille dans notre filiale brocki.ch à Reinach

« J’ai fait un apprentissage de coiffeur pour hommes. Les revenus dans cette branche suffisant à peine pour vivre, j’ai décidé de choisir une autre voie. Je suis devenu chef de rayon dans un centre de jardinage et de bricolage d’une grande chaîne. J’ai travaillé plus de dix ans dans cette branche. J’ai ensuite travaillé pendant plusieurs années pour une compagnie d’assurance dans le domaine de la prévoyance familiale et en tant que conseiller en assurance vie et en fonds de placements.

J’ai quitté mon poste pour des raisons personnelles et j’ai déménagé dans le canton d’Argovie. C’est là que j’ai pris un nouveau départ et trouvé un emploi dans le domaine de l’industrie du meuble. Après deux ans, j’ai changé d’employeur pour reprendre la direction du département d’agencement de cuisine, mes activités allant de la planification à la livraison chez les clients, en passant par la vente et l’organisation. Ce fut une tâche très passionnante et enrichissante. Je gagnais bien ma vie et à l’époque je ne pouvais pas imaginer être un jour touché par la pauvreté.

Perdre le travail de rêve à cause de mobbing

La dixième année, nous avons eu un nouveau directeur de succursale et le mobbing a commencé. Alors que j’ai été pendant de nombreuses années l’un des meilleurs vendeurs avec un chiffre d’affaires de plusieurs millions de francs, mes performances n’étaient plus reconnues. J’étais constamment confronté à l’hostilité. Plusieurs tentatives de discussions n’ont apporté aucune amélioration. J’ai parlé des problèmes avec le responsable du personnel. Cette situation pénible a eu un impact sur mon travail, mon chiffre d’affaires diminuait. J’ai expliqué que je ne pouvais pas continuer à travailler dans ces conditions, mais je n’ai pas été entendu. C’est ainsi qu’à l’âge de 53 ans, j’ai dû, à grand regret, renoncer à mon emploi de rêve. Un an après mon départ, le directeur a été licencié parce que l’ensemble du personnel refusait de continuer à travailler sous sa direction. Il était malheureusement trop tard pour moi.

Il n’a pas été facile pour moi de démissionner. Je savais qu’en raison de mon âge, il serait difficile de retrouver un emploi. Mais j’ai tout de même retrouvé une place de travail. Cependant, je n’étais pas heureux et au bout de deux ans, la relation de travail a pris fin d’un commun accord. Grâce à mon expérience et à mes excellentes références, je croyais en une nouvelle chance sur le marché du travail. J’ai malheureusement vite déchanté. Le processus de postulation a été un véritable supplice. Plus de 500 candidatures. J’ai reçu d’innombrables lettres de refus standard. Au téléphone, on m’a souvent confirmé qu’ils envisageaient une personne plus jeune pour le poste. Je me suis résigné et j’ai simplement accepté les refus. Après deux ans de chômage, je suis arrivé en fin de droit.

Sans prestations sociales, je n’avais droit à aucune aide à la réinsertion professionnelle. Mes économies étaient épuisées. Je me suis inscrit à l’aide sociale. Ce n’est pas une situation agréable lorsque vos biens sont examinés et qu’on vous dit que des souvenirs précieux devraient être vendus en raison de leur valeur. Le sentiment de ne plus avoir de valeur en tant qu’être humain refaisait surface. Comme j’avais entre-temps atteint l’âge de 60 ans, je n’avais plus droit aux mesures de réinsertion professionnelle. Mais pour recevoir les prestations, je devais continuer à postuler. Je me sentais abandonné, mais je me suis conformé aux exigences. Mais sans réel espoir de réussite.

Mon souhait le plus profond est de retrouver un emploi épanouissant.

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