« Je me sentais souvent incompris. »

Un accident, dans lequel sa responsabilité n’était nullement engagée, a bouleversé la vie du petit Mathieu, déjà en tant qu’enfant. Après son séjour à l’hôpital, Mathieu a commencé à souffrir de troubles du sommeil. Des problèmes de concentration et des crises de colère en ont résulté. Il maîtrisait peu ses émotions. Ce qui fait que les crises de colère pouvaient aussi survenir beaucoup plus tard. « Les autres enfants me prenaient pour un fou », raconte-t-il. L’école était un supplice pour Mathieu. Pour échapper aux ragots, aux regards et aux conflits, il se repliait sur lui-même. Il se sentait incompris, même des maîtres et de ses parents. Souvent, il ne comprenait pas lui-même ce qui se passait.

Un rêve a été réduit à néant

« J’avais enfin l’impression d’être compris. »

C’est plutôt par hasard que j’ai fait la connaissance de l’Armée du Salut. Après de nombreuses années d’absence, Mathieu est revenu dans sa ville d’origine. Là, son chemin l’a mené au Bureau social de l’Armée du Salut. Il s’est informé et a reçu de l’aide. L’Armée du Salut l’a soutenu financièrement pour traverser les mois difficiles. Le plus important pour lui, c’est cependant de pouvoir parler ouvertement de ses problèmes et d’être compris. Après tous les coups durs qu’il avait vécus, il lui est très difficile de renouer de vraies amitiés. Le réseau qu’il a au sein de différentes communautés de l’Armée du Salut l’encourage, le soutient et le motive dans ses démarches pour aller de l’avant. Lorsqu’on lui demande comment il envisage l’avenir, Mathieu répond : « J’aimerais bien retrouver une compagne. »

* Nous avons modifié le nom et utilisé la photo d’une autre personne afin de protéger la sphère privée de la personne concernée.

Show 0 Commentaires

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus des articles au sujet de la solitude

Lisez plus d'articles au sujet de la solitude.

Bett von Obdachlose auf die Strasse

  ––  Solitude

Chez soi dans la rue : le sans-abrisme en Suisse

En Suisse, pays riche, il y a également plusieurs milliers de personnes qui n’ont pas de domicile fixe. Le problème s’est nettement aggravé lors de la pandémie du COVID-19. En fait, combien de sans-abri y a-t-il en Suisse et comment vont-ils ? Des chercheurs de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) mènent actuellement la première étude à l’échelle de la Suisse. Nous pouvons publier les premiers résultats dans le présent article.

  ––  Solitude

Récit #StandByMe : traverser seule l’enfer de la toxicomanie

L’histoire de Jeannette rappelle le film « Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée » de 1981, qui a été tourné dans le quartier berlinois de Gropiusstadt. Son « film » sur sa propre expérience avec les drogues se passe en Suisse. Le voyage dans l’enfer des drogues de Jeannette commence à l’adolescence. Cela dure quelques années jusqu’à ce qu’elle s’en sorte. La solitude l’accompagne durant toutes ces années. Comment est-elle arrivée à s’en sortir ? Tu l’apprendras en lisant son récit de vie !

  ––  Solitude

Rompre la solitude : do it yourself !

La solitude peut parfois être ressentie comme une faim qu’il est impossible de satisfaire. Une faim qui survient lorsque notre besoin fondamental d’être en relation avec nos semblables n’est pas satisfait. Existe-t-il des antidotes à la solitude ? John Cacioppo, chercheur en solitude aujourd’hui décédé, pense que OUI. Découvre ici comment il parvient à cette conclusion.